jeudi 13 février 2014

ILS ONT MONTRE L'EXEMPLE, CHOISISSEZ VOTRE HERO

PATRICE LUMUMBA Juste avant sa mort a rédigé une très longue lettre à sa femme.

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras.
Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacrés toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restriction, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nation-Unies, cet organisme en qui  nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avions fait appel à son assistance ne l’ont jamais voulu.
Ils on corrompus certains de nos compatriotes, ils ont  contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai-je dire d’autre? Que mort, vivant, libre ou en prison sous ordre de colonialistes, ce n’est ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage dont on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi-même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour prendre sa dignité sous un soleil.
Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux cotés des millions des congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour ou il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque congolais, d’accomplir la tache sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, et sans justice il n’a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.
Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amène à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations-Unis, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et des ses fantoches.
L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas ma campagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté. Vive le Congo, Vive l’Afrique

Ils ont perdu tout ce qu’il y a de plus chère dans leur vie pour l’indépendance. Ils ont perdu leurs femmes, leurs enfants, leurs familles, tout jusque leurs vie pour notre liberté et nous n’arrivons même pas à préserver cette valeur ! Quel dommage !

Je me demande de quelle génération sommes-nous, consciente ou inconsciente ? Quand des gens se sont sacrifiés pour nous et nous n’arrivons même pas à les honorés juste en conservant ces valeurs qu’ils ont durement acquis au prix de leur vie. Quelle jeunesse sommes nous quand on n’arrive même pas à défendre nos propres intérêts. Nous ne pouvons même pas chercher du travail, ceux qui cherche n’en trouvent même pas et que faites vous pour vous défendre et défendre les intérêts des sans voix?

Aucun commentaire: